Russie

Un périple sur la terre des Tsars qui me mènera de Saint-Pétersbourg jusqu'en Mongolie par le mythique Transsibérien
Du 22 mai au 15 juin 2019
25 jours
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Je décide de me rendre en Russie par la voie terrestre. Je me lève donc à l'aube pour rejoindre la gare routière de Helsinki d'où mon bus pour Saint-Pétersbourg partira.

8h30, mon bus prend la route pour un trajet qui devrait durer 8 heures auxquelles il faut ajouter 2 heures de passage de frontière. C'est d'ailleurs ce point qui m'inquiète un peu. Compte tenu de la démarche relativement complexe pour obtenir le visa, je préférerai éviter de me faire refouler au poste de douane.

Quelques heures après le départ, contrôle des passeports par la douane finlandaise : c'est finalement une formalité. Je quitte le pays, ils ne vont pas me retenir. Vient ensuite l'heure de rencontrer les autorités russes. Je m'attendais à un contrôle approfondit, à un important nombre de questions et surtout à devoir patienter longtemps. Il n'en est rien ! Contrôle du passeport en 1 minute et aucun contrôle des bagages puisque Monsieur l'agent a décidé qu'il était l'heure de prendre une pause cigarette. Le bus reprend rapidement sa route.

Côté paysage, c'est relativement simple : des arbres ! D'un côté ou de l'autre de la frontière toujours la même vue. Mais à ce moment je ne m’attendais pas vraiment à autre chose.

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Arrivé en milieu d'après-midi et après une longue marche dans la ville (qui semble déjà immense), la faim commence à se faire ressentir. Pour reprendre au plus vite des forces, rien de tel que de manger un bon repas russe !

Au cours de cette première journée, je commence à parcourir la ville à la découverte de quelques lieux emblématiques. C'est notamment l'occasion de découvrir la Cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé et ses majestueuses mosaïques.


Le lendemain, je me décide d'aller visiter le musée de l'Ermitage. Ce musée est grandiose de part sa collection qui est exposée (la plus grand au monde), mais également pour le lieu en lui même qui est absolument incroyable.

Sur les rives du fleuve Neva 

Saint-Pétersbourg possède l'un des plus beaux métros du monde avec celui de Moscou (que j'aurai l'occasion de visiter prochainement). Et pour cause : il est tout simplement majestueux. Nous sommes très loin des lignes de métro que nous pouvons fréquenter en France. Marbre, dorures, mosaïques, sculptures, ... les stations sont absolument splendides et gigantesques. Le métro de Saint-Pétersbourg compte également parmi les métros les plus profonds du monde avec des stations à plus 100 mètres de profondeur.

La ville regorge de bâtiments tous plus beaux les uns que les autres.

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En ce 28 mai 2019, il est temps pour moi de quitter la ville de Saint-Pétersbourg en direction de Moscou. Trajet que je réalise en train. D'ailleurs, ce sera mon unique moyen de transport à travers le pays en empruntant notamment le mythique Transsibérien !

4 heures et quelques épisodes Netflix plus tard, j'entre en gare de Moscou Yaroslavskiy.

Chargé de tout mon équipement et sous une chaleur écrasante, je me dirige vers le métro. Il m'aura fallu quelques minutes de discussion en langage des signes avec un jeune militaire pour trouver mon chemin. Mais 30 minutes plus tard, je m'installe dans mon auberge.

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Premier jour de visite à Moscou, je me dirige naturellement en direction de la Place Rouge. C'est assez étrange de mettre le pieds sur ce lieu emblématique chargé d'histoire. Je continue évidement par la visite du Kremlin.

Je décide plus tard de me plonger à l'époque de l'URSS en visitant le musée des machines d'arcade soviétiques. Cet endroit est assez fou. Des passionnés ont rassemblé de véritables machines de l'ère soviétique et les ont remis en état de marche. Toutes fonctionnent sans exception en utilisant la monnaie de l'époque : le kopeck. Mes kopecks en poche, je me lance.

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Moscou possède aussi une très belle architecture, différente de Saint-Pétersbourg car globalement plus récente, mais tout aussi intéressante.

Moscou - Bibliothèque Lénine

J'adore lire les différents speech de présentation des villes, monuments ou autres lieux d'intérêt qui prétendent toujours être "le plus ... au monde". Après le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg qui possède la plus grande collection d'objets au monde, je vous présente ci-dessus la statue de Pierre le Grand : 98 mètres (2 fois la statue de la liberté), plus haute statue de Russie et 8ème au classement mondial.

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Jour de pluie à Moscou. Heureusement la ville possède un immense musée souterrain à l'abri des intempéries : le métro. On dit qu'il s'agit du plus beau métro du monde.

Et pour cause, ses stations sont tout simplement splendides. Difficile de se rendre compte du travail effectué pour les construire et les décorer. Des lignes entières sont décorées en suivant un thème particulier. Chacune des stations raconte une histoire sur laquelle il faudrait se pencher pour en percer tous les mystères. Bref, 3 heures de visite dans un dédale de tunnels m'auront permis de découvrir quelques unes des plus belles stations.

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Je n'aurai eu que quelques jours seulement pour découvrir la capitale russe. Ce n'est pas suffisant compte tenu que l'on s'y sent bien et que l'on a envie d'en découvrir plus. Mais un autre voyage m'attend, celui du Transsibérien et un premier tronçon de 1700 km à parcourir ...

Ce voyage en Russie était surtout pour moi l'occasion de rejoindre l'Asie en train via le mythique Transsibérien. C'est donc depuis Moscou que je commence ce long trajet que j'effectuerai en 2 grosses étapes.

La première commence à 16h20 de la gare de Moscou pour un premier trajet de 1 jour 2 heures et 51 minutes vers l'Est.

Pour ce premier tronçon, j'effectue le trajet en seconde classe. Je partage donc un compartiment avec 3 autres personnes. Les occupations à bord du train sont des plus simples : lecture et contemplation du paysage. Pour se restaurer, un samovar au bout du wagon fournit l'eau chaude nécessaire pour le café et les nouilles chinoises déshydratées.

1700 kilomètres et 2 fuseaux horaires plus tard, je me retrouve à Ekaterinbourg en Sibérie et de l'autre côté de l'Oural. J'entre donc en Asie !

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Ville étape de mon trajet en train à travers le pays, Ekaterinbourg marque l'entrée sur le continent Asiatique. Et pour cause la "frontière" se trouve là, à quelques 40 km à l'ouest de la ville, dans l'Oural.

Pour visiter la ville dans laquelle je ne reste que très peu de jours, je suis la ligne rouge tracée sur les trottoirs et qui sillonne la ville à la rencontre des plus beaux points d'intérêts.

Cette ville ne sera pas un coup de cœur. Je la trouve très (trop) typée soviétique et on ne retrouve pas beaucoup de bâtiments avec une belle architecture. Il faut quand même savoir que la ville est la 4ème plus grande ville du pays et la capitale de l'Oural avec ses 1,5 millions d'habitants. Au-delà des matchs de la coupe du monde de football qui s'y sont déroulés, la ville est connue par un fait historique marquant. C'est en effet ici, en 1918, que les bolcheviks ont assassiné le tsar Nicolas II et toute sa famille.

Cette étape aura durée 2 jours. Je prendrai ensuite à nouveau le Transsibérien pour rejoindre les rives du lac Baïkal.

Véritable voyage dans le voyage, le trajet en Transsibérien est une expérience unique que je souhaitais vivre. Pour cette deuxième étape à bord du train, je vais rejoindre la ville de Irkoutsk à quelques 3400 kilomètres de Ekaterinbourg. Ce trajet durera 2 jours et 5 heures.

Pour vivre cette expérience de la manière la plus authentique possible, je décide de voyager en 3ème classe. C'est donc dans un wagon couchette d'environ 50 places que je prends place. Je me rends rapidement compte que je serai le seul touriste dans ce wagon. Et pour cause, la 3ème classe est principalement utilisée par les russes pour qui les heures (jours) de train ne posent aucun problème.

Ici, on fait comme à la maison ! On se met en tenue décontractée dès les premières minutes de voyage, on enfile les chaussons et on prépare son lit pour les prochains jours. Sauf moi, ayant pris un lit côté couloir, je dois partager mon couchage avec les éventuelles personnes du lit supérieur. Pour se faire, mon lit peut se transformer en table la journée. On notera également que la longueur du couchage n'est pas vraiment aux standards habituels, il faudra donc trouver la bonne position pour pouvoir dormir.

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Sur le trajet, le train marquera une petite trentaine d'arrêts en gare allant de deux ou trois minutes seulement jusqu'à 30 minutes. Je profite donc de ces rares moments pour me dégourdir les jambes hors du train.

Durant le voyage, j'aurai l'occasion d'échanger avec quelques personnes. Une seule d'entre-elles parlera anglais et pourra donc m'en dire un peu plus sur l'usage du Transsibérien par les russes. Elle m'expliquera aussi que ma présence dans le wagon aura suscité la curiosité de certains passagers qui ne comprenaient pas mes motivations à voyager en train et en 3ème classe.

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Ce trajet de 2 jours fut une très belle expérience. Mais il faut avouer que le temps semble long au bout d'un moment. J'admire la personne à côté de moi qui voyageait avec ses 2 jeunes enfants jusqu'à Vladivostok : 4 jours de voyages.

Mais me voilà désormais à Irkoutsk, en Sibérie orientale !

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Irkoutsk est une petite ville construite au confluent des rivières Angara et Irkout. Comme à Ekaterinbourg, les différents points d’intérêt de la ville peuvent être rejoint en suivant une ligne verte peinte sur le sol.

Certes la ville relativement petite, mais elle reste néanmoins très fréquentée par les touristes. Et pour cause, il s'agit du point départ pour se rendre au lac Baïkal. C'est d'ailleurs ma prochaine destination ...

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Depuis la ville de Irkoutsk, il est assez facile de se rendre au lac Baïkal. Plusieurs destinations sont possibles mais je décide de me rendre sur l'île de Olkhon. Il s'agit de la plus grande île du lac située à environ 250 kilomètres.

Je me rends à la gare routière où je prendrai un minibus pour 6 heures de route. Ce temps est justifié par la traversée en ferry mais surtout par l'état des routes qui est ... chaotique. C'est encore pire une fois arrivé sur l'île où les routes sont en terre uniquement et complètement ravagées par les camions et bus roulant n'importe comment.

Une fois sur l’île, le bus me conduit à Khoujir, qui est la plus grande ville. Ici je resterai 3 nuits pour profiter des paysages, du calme et de la magie des lieux.

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Petite minute culture : le lac Baïkal représente la plus grande réserve d'eau douce de la planète. A lui tout seul, il contient approximativement 20% des réserves mondiales. Il s'agit également du plus profond lac au monde avec une profondeur maximale de 1642 mètres. Ses dimensions sont également impressionnantes, puisqu'il mesure 636 km de longueur pour une largeur allant de 24 à 79 km. Cette "perle de Sibérie" aurait des eaux si pures qu'il serait possible de voir une pièce de métal située à 40 mètres de profondeur.

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J'aurai la chance dès le premier soir d'assister à un magnifique couché de soleil sur le lac : magique !

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Incontournable de la visite de l'île : un road trip dans le nord à la journée. J'embarque donc à bord d'un UAZ-452, mythique mini-van russe à l'épreuve de n’importe quel terrain.

Plages, forêts, plaines, falaises, ... cette journée m'aura permis de découvrir l'immensité de cette île d'Olkhon et la beauté de ce lac.

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Après mon séjour au Baïkal, je décide de rejoindre Oulan-Oude pour ma dernière étape en Russie. Depuis cette ville, je pourrai rejoindre la Mongolie en bus.

Je rejoins la ville en empruntant une nouvelle fois le transsibérien. Ce sera mon dernier trajet à bord de ce train. Cette fois-ci je réalise le trajet de jour. Cela me permet de profiter de la vue sur le Baïkal car l'itinéraire du train consiste à contourner le lac par le sud.

Une fois arrivé, je profite de la ville pour une journée seulement. En effet, selon moi, inutile de rester plus longtemps ici. Le lendemain, je prendrai le bus pour rejoindre Oulan-Bator en Mongolie.